jeudi 5 septembre 2013

Une P.T.L, en photos ....

La P.T.L. : C'est d'abord de longues heures de route, aller et retour dans un véhicule à la hauteur (et la largeur), des stations sercice, des stations balnéaires, des transportés, des endormis, des arrivées live, bref des mises en route et des longs finaux :







Un énorme merci à la cousine de Séb pour son prêt de camion !!!

La PTL, c'est du matos :



(Saisie des douanes présidentielles pour retirer un trop plein !!!)

Beaucoup de matos !!!! et nous demandons pardon et indulgence à nos banquiers !!!!

La P.T.L. C'est des repas dans des lieux insolites :






La P.T.L., c'est un départ et un lieu de départ :









La P.T.L, ce sont des paysages grandioses :





La P.T.L. , ce sont des patates d'enfer :





Notre P.T.L , c'est un groupe de copains, tout surpris par ce "monstre" de course !!







Et notre P.T.L, ce sont des bonnes "tronches" de pas-vainqueurs !!!









Allez, maintenant on attend le film de Guigui qui donnera un peu de mouvement à tout ça !!!

La bise ....































lundi 2 septembre 2013

Qu'est-ce que je vous sers ? Ben ? Un demi P.T.L !!!!

Cet article aurait pu s'appeler : "On est venu et ....on a bien vu .." ou " Marmier m'a tuer !!!" ou " Le retour des Nullards !!!".
Peu importe ...
Par où commencer car il y aurait tellement de  choses à dire ....

Nos chiffres : environ 150 kms, 12500 m de D+, 72 h de course, 6 heures de sommeil  et peu de pauses. Notre moyenne horaire est donc plus qu'impressionnante (non, ne perdez pas de temps à calculer). Bon ça c'est notre course, notre demi PTL ...

La PTL, la totale, fait le double. C'est une course hors normes de par son tracé, son traceur, ses dénivelés de folie dans des pentes techniques, exposées voires dangereuses, la nécessité de partir vite, de pas ou peu dormir, de manger peu et rapidement, de n'avoir qu'une idée : avancer, d'oublier ses blessures physiques et mentales, de savoir dire stop et savoir dire "je continue sans l'autre...."

Nos équipes n'étaient pas prêtes, du moins à ça, surprises par la philosophie de cette épreuve, la dureté du parcours et ce concept trés spécial ...
Malgré tous les efforts et courages déployés par les uns et les autres, ça n'était pas faisable dans notre organisation et nos niveaux...
La PTL, c'est donner tout, dès la première pente, mettre son cerveau en mode "PTL" et partir pour 300 bornes ...
Dans cet "autisme" sportif, il faut tout de même laisser sa place à la prise de décisions (où, quand et combien dormir ; arrêter ou continuer malgré tout..) et ce n'est pas le plus simple.

Pour réussir cette épreuve, il ne faut pas être 3 équipes, il faut avoir certainement repérer des passages clés, il faut avoir aborder certains sujets avant la course.
Il faut être capable par exemple, de se faire vider les ampoules tout en dormant, se réveiller, s'habiller et repartir chancellant le tout après 72 h de course et 1h seulement de repos (exemple vu à Echines, lieu de notre arrêt, chez une participante qui sera finisheuse !!!)

Alors, après, on adhère ou pas, on accepte ou pas, on s'inscrit ou pas, mais c'est cela la PTL.


Bref, la PTL nous a remis les idées en place et il faudra en tirer chacun et collectivement les conclusions et les enseignements.

Comme vous l'aurez ressenti, ce début d'article est rempli d'amertume et de déception individuelles et collectives qui s'estomperont certainement avec le temps...

Mais il ne faut pas s'arrêter là et regarder tout ce qu'on a fait avant et pendant cette 3/4 de semaine...
Donc, si on sort de LA course, nous avons vécu des moments inoubliables, intenses et magiques qui resteront...
Nous avons été, collectivement, à bloc et n'avons pas à rougir de nos heures de labeur. Chacun a donné le max ....

Tout a commencé bien en amont avec une longue préparation matérielle. La PTL, c'est une horreur de préparation : tout prévoir, tout anticiper....
Quand le matériel est là, il faut le dispatcher et le faire rentrer dans le sac.. Parlons-en du sac : 7/8 kg pour affronter le froid, la faim et la soif. C'est trop !! Mais on ne voyait pas comment faire moins ou faire des choix et des impasses qui pourraient être "fatales"!!!



Chamonix 21h30, le lundi 26 : il fait beau, doux. Les sacs sont prêts et nous aussi mais ..... cassage de bâton pour Tom qui va voir le réparateur du coin qui malgré son expérience n'y peut pas grand chose (merci Mr Chaigneau) et un gros bout de scotch feront l'affaire ..



Puis c'est le départ, un ENORME moment :

 la foule, l'ambiance et cette envie de partir dans l'aventure...
Bon un 300km avec 1300 m de D+ d'entrée, ça doit partir cool ? Que nenni, à fond (1300mD+/h pour les premiers). Pas le temps de se soulager ou d'enlever sa veste que nous voilà (déjà) dans le dernier tiers... Première surprise. Nous ne reverrons jamais ceux qui nous ont doublé à 500m du départ.

Ensuite, ce fut une première nuit magique (3000m de d+) autour des Fizzs, du vallon de Salles et du Platé où les lueurs du matin furent glaciales... Ca avance bien mais on ne rattrape personne ??
Le soleil arrive et la première difficulté technique arrive, Tré l'Epaule, avec un court passage ( trés) aérien et une (trés) longue descente en désescalade...

Premier refuge et déjà les prévisions de Mr Francky se sont envolées..et la descente technique vers Magland n'est pas finie !!!

Magland : point bas de la PTL (500m) et la (grosse) pluie arrive. Il nous reste 15km et 2100 m de d+ avant d'atteindre le Refuge de la Pte Percée qui sera notre premier point de chute...


Parcours dantesque et usant  sous la pluie, dans la boue, en passant par le dangereux Pas de Saix où la moindre erreur ou le moindre évênement extérieur (chute de pierres) aurait été fatale et l'inutile Col de la Youlettaz...


Après 26h de course, nous arrivons au refuge où l'afflux de réfugiés est géré au mieux : repas et 2h de sommeil max (ils nous réveillent..)
Puis c'est reparti vers le Plan de l'Aar et sa barrière horaire. 25 kms en 8h, pourtant on avance correctement, mais ??? 
 De magnifiques paysages, passages et points de vue agrémentent ces heures mais malheureusement pas le temps de flâner...


Plan de l'Aar, 11h45, ça passe mais la troupe est déjà fatiguée voire usée : Romu, Franck et Yann décident d'en rester là..
Nous sommes déboussolés par la suite : 16/18 h de marche pour rejoindre au petit matin le prochain point de passage/repos et ainsi rester dans le rythme infernal de la PTL ou faire une pause reconstitution de ...4h pour pouvoir en remettre un bon coup sur la suite...
La seconde solution fut choisie : à postériori, elle fut mauvaise pour la suite de la course mais qu'est ce qu'elle nous fit du bien... Mais se faire du bien ça ne se fait pas .... Un bon plat de pâtes, une bière et une tarte aux myrtilles nous firent renouer avec le plaisir qui a eu tendance à s'éloigner de nos pensées...

Départ minuit pour la journée qui devait nous remettre dans la course. Traversée du magnifique Beaufortain. Enfin, on put admirer les paysages absents de la TDS 2013... 
On avance bien, on donne tout mais certains organismes se fatiguent, se blessent et à l'heure d'arriver à la base du Cormet de Roselend, des questionnements se posent et nos réponses ne furent pas bonnes ....
Pas bonnes dans l'optique que certains du groupe puissent continuer la PTL mais notre PTL est collective et le dernier barroud d'honneur fut décidé avec les démoniaques montées de la Brèche de Parozan et du col de la Nova ....


La suite fut un long calvaire physique, psychique ou mental pour rejoindre la base d'Echines où le "Schriiittt!!" du dossard décollé résonna pour les 6 "survivants" de notre PTL....

Notre PTL s'arrêtait là et la PTL se finissait sans nous.....



La suite des aventures fera l'objet d'un autre article car je pense que le temps faisant les grandioses paysages, les grands moments de complicité, les fous rires , les galères surpassées, les  paillasses partagées et tous les moments vécus ensemble dans notre PTL devront être mis en avant et surpasseront (peut être) la déception d'une aventure inachevée...


De même, il faudra remercier tout ceux qui nous ont aidé, supporté, suivi, soutenu, qui se sont inquiétés et qui ont usé leurs yeux sur cette balise gps qui n'avançait guère mais je vous assure, on a fait ce qu'on a pu .....

A bientôt pour la suite de notre PTL !!!!

Quand à La PTL, je lui laisse une place au chaud dans mon cerveau et je pense qu'elle aura de nouveau affaire à moi mais autrement ... car maintenant on a fait connaissance !!!!!


NB: il s'agit de mes ressentis et ce serait bien que les autres Nullards racontent la leur de PTL !!!

Loïc


Ah ah ah ah !!!!!

dimanche 1 septembre 2013

Le Grand Raid des Pyrénées par Nicolas

Ca y est c'est fini.... une année à y penser, à s'imaginer tout les scénario possibles et qui se révéleront tous faux. C'est donc l'heure du bilan, que retenir de ces 40h13 ?

  • Tout d'abord une énorme pensée pour ceux qui n'ont pas pu rejoindre l'arrivée, d'abord pour Arnaud qui a été un bon compagnon de route jusqu'au col de Sencours et qui ensuite fut un excellent suiveur pour gérer le soutien aux ravitos. Enfin, pour Bruno Viltard qui a partagé avec moi ce sublime passage entre Sencours et Hautacam et qui a du s’arrêter sur blessure.

  • Ensuite, le soutien de Florence et des enfants sur les ravitaillements qui redonne du courage et l'envie de ne pas les décevoir. Merci et grosse bise à eux car ce n'est pas facile tous les jours de supporter un traileur !

  • A retenir également, le courage de Vincent qui boucle son Ultra à la pipette !

Pour le reste, c’est une course magnifique entre lacs et sommets avec des paysages qui marquent les esprits et les jambes !



Allez, on reprend du début, que s'est-il passé pendant cette balade ?

4h30, le réveil sonne, il faut se lever, parce que se réveiller, c'est déjà fait depuis la veille, la nuit n'a pas été bonne, la grêle est tombée en fin de soirée, ensuite la pluie... de quoi rappeler des bons souvenirs de la TDS !

5h00, on est sur la ligne de départ on attend la musique pour démarrer, c'est Viva la vida de Coldplay qui lance la fête ! En réalité, ce n'est pas vraiment la grande joie, sur cette montée je sens une douleur type tendinite à l'épaule et je me dit qu'il va être compliqué de faire la brute sur les bâtons si ça continue, de même la tête a du mal à s'y mettre, incapable de rentrer dans la course, la journée s'annonce longue. Heureusement au fil des kms, la douleur s'en va et le moral remonte.Notre petit trio (Arnaud, Bruno et moi) adopte un rythme régulier, Vincent est parti devant. On passe le col du Portet (1400m D+) et on traverse les lacs du Néouvielle avant de franchir le col de Bastanet. Attention les yeux, le soleil se lève et les couleurs sont magnifiques, ça redonne la pêche et la course va pouvoir commencer !



Après la descente, on arrive à Artigues, le comité d'accueil est au complet avec tous les enfants et Florence, Sophie, Nathalie et les parents de Florence, la femme de Bruno manque à l'appel et il l'attend avant de repartir. Arnaud et moi attaquons l'ascension du pic du midi (1700m de D+) le départ est brutal, on gère le rythme, malheureusement, il fait chaud et la montée va faire du dégât. Du col de Sencours au sommet, je me sens de mieux en mieux et malheureusement Arnaud ne récupère pas de son coup de chaud, je croise Vincent à la montée et lui aussi a pris chaud ! Je ne m'attarde pas au pic et il faut refaire à l'envers le chemin pour retourner à Sencours, un objectif : y être avant 15h pour ne pas être derrière ceux qui n'auront pas fais l'ascension ! (barrière à 15h pour attaquer la montée)

De retour au col de Sencours,je retrouve Florence, Lucie et Lisa qui sont montées à pied depuis le Tourmalet, j'attends Bruno qui est revenu après une belle montée, il va bien et il va m'accompagner sur cette longue section magnifique. Je me rends compte au fil des 4 patates à avaler que je grimpe plus vite que Bruno et la cassure se fait, j'apprendrai plus tard qu'il a abandonné à Hautacam sur blessure.

A Hautacam, je retrouve toute la troupe de soutien et Vincent qui récupère de son coup de chaud, nous repartons ensemble et nous ne nous quitterons plus jusque la fin de la course. La base vie de Villelongue n'est plus très loin, on y retrouve la famille pour un ravito « pizza » ! … que Vincent laissera sur le bitume comme les pâtes et tout le solide qu'il avale ! Note pour plus tard : les boissons énergétiques sont plutôt bien conçues !


Je me change pour attaquer la nuit et on part pour l'ascension du Turon de bene, auquel s’enchaîne le Cabaliros, soit 1900mD+, la nuit promet d'être bien occupée ! La montée se fait régulièrement dans le brouillard, les chemins ne sont pas trop techniques (ça change!) et en prime on a droit a un « ravito boite de nuit » à Puy droumide : Musique à fond et feu de camp, on n'a presque pas envie de repartir ! On passe au dessus des nuages et c'est donc montée au clair de lune avant de redescendre dans la brume !


Arrivée sur Cauteret au petit matin, et rebelote 1000m de d+ pour le col de Riou. De là, c'est 24km de liaison pas très intéressants sur des pistes (avec quand même700m de d+ et autant de d-) pour rejoindre Tournaboup, le temps ne passe pas très vite mais malgré ce que dise certains râleurs doublés, il n'y a pas de quoi oublier les magnifiques chemins traversés avant ! Au passage on retrouve Florence et Arnaud qui vont nous croiser plusieurs fois entre la base vie d'Esquièze sère (où Vincent a récupéré 2 cachets pour le ventre après avoir brillamment réussi le bilan médical ! De toute façon, si le bilan n'était pas bon, je crois que l'infirmière aurait du l'attacher... )et Tournaboup.

De là, je connais la route, c'est cailloux en montée, cailloux sur le plat, cailloux et racines en descente, bref, après 130km, que du bonheur ! Plus que 1500m à grimper et 1800 à descendre, on sait que l'on finira, en rampant si il le faut!

Donc, ascension du col à la con que tu crois avoir franchi 3 fois avant de te prendre 3 grosses patates droit dans la pente, heureusement que l'on surveille l’altimètre sinon c'est déprime assurée... La descente est horrible avec des énormes cailloux et des racines, il n'est pas question de courir ! Au restaurant Merlan, dernier ravito, on regarde la montre et on se dit que les 40h sont jouables, ça sent la fin de course idiote à plein nez... on fait pause express et on attaque les derniers 500m de d+, les fans doivent nous retrouver au col du Portet mais nous arrivons avant eux, trop rapide les traileurs !

Finalement on retrouve tout le monde, pause Photo et on attaque la descente en courant, après 155km, je vous recommande les 12km de course...au fil de la descente on accélère bêtement mais malheureusement 2 portions de sous bois glissantes et sans frontales condamneront nos espoirs de chrono, on se raisonne et on fini au trot pour profiter de notre arrivée.

Dernière ligne droite, on retrouve tous les enfants qui feront les 200 derniers mètres avec nous, un gros moment de bonheur, des souvenirs qui défilent pour ces 160km... un ENORME MOMENT !


Pour moi, une grosse satisfaction d'avoir parfaitement géré cette course, sans aucun coup de mou et sans jamais me mettre dans le rouge, satisfaction également du partage avec mes 3 compères qui se sont gentiment relayés pour m'accompagner (40km pour Arnaud, 50km pour Bruno et 100km pour Vincent) j'en ai profité du début à la fin...vivement la prochaine !